ANTOINETTE, effrayée, pleure et s’écrie :

Ah ! mon Dieu, elle est morte !

LA MÈRE, à sa fille.

Prenez de l’eau, jetez-lui-en sur le visage ; frappez-lui dans les mains ;… allons, elle revient à elle ; ce n’est rien… ce n’est rien. Mademoiselle, appuyez-vous la tête contre moi.

ANTOINETTE.

Je vais vous donner un peu d’air frais avec le mouvement de mon chapeau. Respirez ces fleurs de lavande. Pauvre demoiselle !

LE PÈRE.

Prenez ce verre de vin.

LA DEMOISELLE.

Monsieur, pour vous obéir. (Elle le prend d’une main tremblante, et après y avoir trempé les lèvres, elle le remet sur le gazon.) Je ne saurais le boire en entier ; mais je me sens mieux. (A son cousin :) Monseigneur, je vais me retirer de dessus vos terres ; je m’en vais tout-à-l’heure ; prenez patience.