Oui, je mettrai monsieur Gauthier en état de faire du bien à plus d’un infortuné. Après cela, je diviserai une partie de cette plaine en un grand nombre de petites propriétés que je distribuerai, moyennant une médiocre redevance, à beaucoup de journaliers qui n’ont aucune possession ; et tous les ans, je leur donnerai une fête où vous présiderez l’un et l’autre.
LE PÈRE.
Ah ! je la verrai avec bien de la joie.
MONDOR.
Oh ! oui, je ne veux plus vivre que pour faire du bien ! Allons, ma pauvre cousine, viens demeurer avec moi ! sèche tes larmes ! viens, tu prendras soin de ma maison ; tu n’y manqueras désormais de rien ; tu me consoleras.
HENRI.
Mon papa, voilà un livre que j’ai trouvé en arrivant tout près d’ici. Il a pour titre : Système de la Nature : il doit être bien curieux.
LE PÈRE.
Mon fils, méfiez-vous encore plus des livres inconnus que des hommes que vous ne connaissez pas.
MONDOR.