— Mais… rien, et puis ma tante Gardonne est malade aussi, il paraît.
— Si sa maladie peut guérir sa méchanceté… On ne m’ôtera pas de la tête qu’elle est jalouse de vous, cette femme. Et M. Albéric ? Je ne l’ai vu qu’une malheureuse fois. Il doit en faire des bêtises, depuis qu’il n’y a plus personne pour lui mettre du plomb dans la tête.
— Je vous ai écrit, Pauline, qu’il était venu à Londres pour me voir.
— La belle avance… enfin, j’ai mon idée. En tout cas, je suis à votre service tant que vous aurez besoin de Pauline.
Sylvaine lui confia son désir d’aller avec elle au cimetière.
— J’aimerais mieux demain, si ça ne vous fâche pas. J’ai un ménage l’après-midi, et je ne voudrais pas manquer de prévenir. Ça se comprend, n’est-ce pas ?
Sylvaine, malgré son désappointement, lui donna raison. Elles convinrent pour le lendemain.
— Est-ce que l’appartement est loué, Pauline ?
— Oui, mademoiselle, et quand je vois les fenêtres ouvertes, j’ai toujours envie de monter. On a emménagé il y a six semaines seulement.
— Ah ! Pauline, rien ne vaudra jamais pour moi ce petit appartement.