— Mais de sa grand’mère.

— Encore ! Oh ! il ne faut pas la laisser s’attrister, il faut me l’amener bientôt ; je tâcherai d’avoir une de mes nièces.

— Elle ne veut pas sortir cette année, et le colonel prétend que nous ne devons pas la contrarier ; ils sont déjà excellents amis… Du reste, elle est très obligeante, et je sens que je vais l’aimer beaucoup. J’ai toujours désiré une fille.

— Oui, ce sera une société très agréable pour vous, surtout si elle est gaie.

— Elle n’a pas l’air gai, confessa Mme Hurstmonceaux.

— C’est fâcheux, mais cela viendra. Il faudra absolument tâcher de la présenter à ma nièce, et alors vous pourriez en son honneur donner de très jolis bals. Surtout si ma nièce consentait à faire les invitations.

— Oh ! ce serait délicieux.

— Qu’est-ce qui serait délicieux ? demanda M. Mar en s’approchant.

Mme Hurstmonceaux en souriant lui fit place sur le canapé où elle était assise. Il obéit aussitôt à l’invitation tout en regardant fixement les épaules dodues qui le frôlaient.

— Ce serait délicieux de donner un bal pour ma nièce.