— Tout à fait.

— Et je vous remercie, ne tardez pas. Imaginez-vous que Johnnie Burney s’est posé en prétendant ; on le représente à Sylvaine comme un jeune homme timide et naïf. Lady Longarey est si habile, si insinuante ! Figurez-vous cette enfant sacrifiée à un être aussi méprisable ?

— Il ne faut pas que cela soit.

— Elle est seule, sans une amie, et par-dessus le marché en exil.

— Oui, vous avez raison, c’est très triste. Je la ferai connaître à mes nièces, du moins à Kathleen, qui est tout à fait un appui. Kathleen est toujours enchantée de faire le bien.

— Elle trouvera en sa cousine une jeune personne délicieuse, un peu froide, parce qu’elle est très réservée. Sa grand’mère l’a élevée comme vous l’auriez élevée vous-même.

— Je me rappelle bien vaguement cousine Mary qui était beaucoup plus âgée que moi, mais je sais que c’était une femme parfaite.

— Elle frémirait d’horreur si elle voyait son enfant familière avec lady Longarey et Mme Lazarelli ; car Mme Lazarelli a entrepris aussi de lui être une amie.

— Je vous le répète, je trouve Hurstmonceaux impardonnable.

— Que voulez-vous qu’il fasse ?