— Je causerai avec lui à ce sujet.

— Oh ! alors, ce sera autre chose. Si vous l’aidez, on trouvera bien les moyens.

— Il le faut, dit Mme Gascoyne subitement convertie à l’impérieuse nécessité de veiller sur Sylvaine.

Le même soir, Sylvaine dit à Mme Hurstmonceaux surprise :

— Mme Gascoyne est venue pour me voir aujourd’hui, et m’a laissé un mot me demandant d’aller prendre le thé chez elle demain.

— Mme Gascoyne ? Comme c’est aimable ! avez-vous averti votre oncle ?

— Oui.

— Et qu’a-t-il dit ?

— Il a paru très satisfait ; il désire que j’y aille.

— Mais certainement. Nous sommes brouillées sur des questions d’étiquette ; votre oncle est très intransigeant quand il s’agit de moi, mais ce n’est pas une raison pour que vous ne voyiez pas vos parentes. Je suis seulement étonnée que Mme Gascoyne ne soit pas venue plus tôt. Enfin, il vaut mieux ne pas lui tenir rigueur. Lui avez-vous répondu ?