NOVION. — Voyons, ne faites pas la méchante, venez prendre un verre de champagne.
SUZANNE. — Non, je ne veux pas, j’en ai déjà bu, et le champagne, ça me fait dire des bêtises.
NOVION. — Alors, venez en boire tout de suite.
SUZANNE. — Tiens, j’ai cru que vous vouliez m’inculquer les grands principes.
NOVION. — Vous savez bien, mademoiselle Suzanne, que je ne vous ferai jamais faire quelque chose qui serait mal.
SUZANNE. — Eh bien, non vrai, je ne le savais pas ; en attendant, je trouve plus sûr que vous me fassiez servir de l’orangeade.
NOVION. — Alors, vous n’avez pas confiance en moi !
SUZANNE. — Ah ! non !
NOVION. — Mais voilà qui est dur !
SUZANNE. — Pas du tout, ne soyez donc pas poseur, gardez toutes ces belles phrases pour quand maman vous écoute : ça la console, pauvre maman !