— Assurément.

— Appelons à nous la charmante Paule, dit Monteux ; elle ne vit que pour sa beauté, elle est adorablement égoïste, elle est faite pour être une créature d’élite ; nous lui enseignerons la science de vivre sans dommage pour elle-même ; elle ruine sa santé par des excès de fatigue, cela nous ne pouvons le permettre, nous voulons en tout de la méthode ; il faut être saine de corps pour être vraiment belle, nous nous obligerons à respecter les lois de l’hygiène : l’eau froide, l’air, l’absence de soucis, voilà nos grands préservatifs.

— Et avec Paule, qui encore ?

— Divin, que dites-vous de madame Manassé ? demanda Roseline.

— Oui, je veux bien, c’est l’or, et il faut de l’or pour tout aplanir.

— Il y a encore Lolo qui est si jolie et si douce ; mais ce tyran de Baugé ne voudrait pas, dit Roseline.

— Et pourquoi donc, madame ?

— Parce que vous êtes vieux jeu, cher ami, que vous auriez peur de voir Lolo fondre dans la fournaise, et que nous lui prendrions trop de son temps ; vous êtes un jaloux, et les jaloux, voyez-vous, nous n’en voulons pas.

— Qui a dit que je fusse jaloux ? je ne le suis nullement, c’est ma femme qui est endormie.

— Si nous la prenons en mains, dit Monteux, nous vous avertissons qu’elle ne le sera pas longtemps.