Roseline le regarde… et il ne continue pas…
XI
ENTRETIEN CONJUGAL
Madame d’Haspre, sur le coup de minuit, descend tranquillement de la voiture qui est venue la chercher à la gare ; elle est juste assez fatiguée pour penser avec plaisir à se retrouver dans sa chambre, et monte doucement les quelques marches qui de la porte d’entrée mènent au rez-de-chaussée ; elle est distraite et ne remarque pas que la porte du salon s’est ouverte ; son mari s’avance et la salue.
— Ah ! mon Dieu, vous êtes ici, et pourquoi ?
— Mais, pour vous recevoir, chère amie, je vous ai fait préparer à souper…
— A souper ? Quelle drôle d’idée ! Souper avec vous ?
— Si vous le voulez bien… entrez toujours une seconde, vous chauffer les pieds ; les soirées sont fraîches.
— Une minute seulement, car je veux dormir.
M. d’Haspre a refermé la porte derrière sa femme et lui avance un fauteuil.
— Merci. Je vous croyais à la chasse.