La partie fut animée, et lorsque les trois joueurs reparurent, Mme de Rollo était depuis un bon moment assise auprès de sa mère ; elle posa son crochet pour recevoir les adieux de Mme de Canillac.

— Madame, j'ai passé une matinée délicieuse, je vous remercie de m'avoir traitée en voisine.

— Mais, Madame, vous ne pouvez pas retourner seule à pied, permettez-moi de faire atteler, ce sera l'affaire d'un moment.

— Non, je vous en prie, pour rien au monde ; M. de Mottelon du reste a la bonté de m'escorter, il retourne à Lamarie, cela ne le détourne pas de son chemin ; et j'aurais très bien été seule, je n'ai pas peur du tout.

Les insistances de Mme de Rollo cessèrent aussitôt.

— Alors, au revoir, Madame, et à bientôt, mes bons souvenirs à Madame votre mère.

Et répondant à la poignée de main de Mottelon :

— Nous vous attendons à quatre heures, n'est-ce pas?

— Heure militaire. Venez-vous, Madame?

— Vous ayez une grande ombrelle au moins, demanda Mme d'Épone ; ma fille pourrait vous en prêter une.