— Il fallait que je vous voie, Marguerite, dit simplement madame Varèze.

Sans parler, Marguerite lui offrit un fauteuil et en prit un autre. Elles étaient dans le cabinet de toilette de la jeune femme, grande pièce qui servait de boudoir. C’est là que Marguerite travaillait, lisait, jouait avec son fils quand elle était seule.

— Je vous demande pardon de vous recevoir ici, dit-elle, mais j’avais commencé à m’habiller.

Elle portait une robe d’intérieur flottante évidemment passée à la hâte.

Madame Varèze fut frappée de l’expression de Marguerite, de quelque chose de dur et de fermé qui rendait sa tâche encore plus difficile. Il fallait parler, parler immédiatement ; sinon, elle ne le pourrait jamais.

— Marguerite… dit-elle.

Elle s’arrêta, et ajouta plus bas, hésitante :

— On ne peut pas nous entendre ?

— Non. Qu’est-ce qu’il y a donc ?

— J’ai une communication, très, très grave à vous faire, j’ose à peine…