— Oui, oui.

Madame Varèze parut, pâle et les yeux cernés. Marguerite, impétueusement, alla à sa rencontre, et en silence elles s’étreignirent. Puis toutes deux se mirent à pleurer.

— Comment avez-vous su ?… interrogea Marguerite, les yeux brillants.

— Il m’a écrit pour me remercier… le soir où vous êtes venue ; on m’a porté la lettre ce matin… avec la nouvelle… Il en avait donné l’ordre, paraît-il.

Alors Marguerite cria sa douleur ; elle jeta d’une voix déchirée les phrases, toujours les mêmes et toujours vraies, qui disent le désespoir de l’adieu éternel.

Madame Varèze l’écoutait, et quand, épuisée, Marguerite se tut, dit doucement :

— Voulez-vous rentrer avec moi ?

— Chez vous ?

— Oui, si vous le voulez, pendant un jour ou deux peut-être.

— Marguerite, ton mari ? intervint madame Mustel.