Et il lui tendit la main. Elle y posa un instant la sienne, puis, de ses doigts légers dérangeant un peu l’ordre de sa coiffure :

— C’est que je ne vois pas de remède, dit-elle lentement.

Mentant à ses propres pensées, il répondit :

— Il n’en existe pas.

— Si, il y a le temps : c’est un guérisseur incomparable, mais il faut l’aider. Si vous vivez dans un isolement ennuyeux vous ne guérirez jamais… Vous n’avez plus envie de voyager ?

— Oh ! plus du tout.

— Et Blanche ? Vous ne l’aimiez donc pas ?

— Comme on aime un caprice, une distraction ; c’est la dernière femme que j’eusse choisie pour vivre.

— Vous l’avez quittée depuis longtemps ?

— Au bout de dix mois. Elle a heureusement trouvé des consolations… et des consolateurs.