— Il n’y a pas de mil, dit ce dernier.
Denis, lui, soutient qu’il y en a. Cela ne peut, d’ailleurs, faire aucun doute. C’est le fond de la nourriture de ces gens. C’est un peu comme si une ville française déclarait qu’elle n’a ni blé, ni farine, ni pain.
Je me décide à me lever. Je me dirige vers Mousgoum. La demeure du chef est la première, j’y entre. Des greniers frappent ma vue dès l’abord.
— Il n’y a pas de mil ? dis-je à l’homme.
— Il y en a dans les greniers, répond-il, mais il n’est pas battu, et on ne peut pas l’utiliser ainsi.
Je constate. C’est vrai.
— Mais on en mange, dans le village ?
— Oui, mais on le bat à mesure, et on n’en bat que ce qu’il faut.
C’est encore vraisemblable.
Il y a chez le chef, outre les greniers, une vingtaine de cases.