CHAPITRE IX.
Page [149], ligne 18: A Bouchet, le savant généalogiste.
Jean Bouchet, dont parle madame de Sévigné, a été un des plus savants généalogistes. Il fut chevalier de l'Ordre du roi, maître d'hôtel ordinaire, et mourut, en 1684, à l'âge de quatre-vingt cinq ans. On a de lui six à sept ouvrages in-folio, sur l'histoire et les généalogies, pleins de recherches et de pièces justificatives curieuses.
Page [159], ligne 18: Je ne sais pas ce que j'aurais fait d'un jobelin.
Cette épithète de jobelin, appliquée à un jeune homme novice auprès des femmes, était alors souvent employée à cause du fameux sonnet de Job; elle prouve que, dès l'époque où écrivait madame de Sévigné, cette patience auprès des femmes, ce respect qu'on leur portait, qui avait fait le succès du sonnet de Job, était tourné en ridicule, et que les uraniens avaient triomphé des jobelins. Ce qui dut y contribuer, c'est la paraphrase un peu longue, mais spirituelle, du poëte Sarrazin, contre le sonnet de Benserade. On sait que ce célèbre sonnet se terminait ainsi:
Il eut des peines incroyables;
Il s'en plaignit, il en parla:
J'en connais de plus misérables.
La paraphrase de Sarrazin finit ainsi: