La seconde ُ n’a jamais lieu au commencement, mais seulement après d’autres lettres. Par exemple, ʓor dans onʓor; قُبرُس qobros, l’île de Cypre.

Ces figures sont quelquefois prononcées eu, e, et ou bref, selon les divers peuples. Par exemple, les Alépins disent eumm, mère; les Turks même les prononcent u; mais il suffit de savoir que o représente اُ et ُ , pour lui donner ensuite la valeur usitée dans le pays.

ai ou ê.

Le no V est absolument notre français dans maître, le même que ê ouvert dans être, fenêtre. J’avoue que c’est un défaut de représenter ce son par les deux lettres ai; mais il en résulte un avantage précieux, en ce que très-souvent un nombre singulier en ai ne fait que retourner au pluriel la diphthongue, et se prononce en ia.

EXEMPLE.

dair, maison; diâr, les maisons: bair, puits; biâr, les puits. Dans tous les cas, l’i radical se remontre d’une manière ou d’une autre.

EXEMPLE.

bait, maison; biωt, plusieurs maisons; ῳaix, vieillard; ῳîωx, les vieillards: et cet avantage ne se trouverait pas dans la lettre é.

i long.

Le no VI est notre î bien appuyé, bien senti: il sera toujours peint ï ou î.