L’ħ dur est une des lettres arabes les plus difficiles à prononcer, surtout lorsqu’il est dans l’état de consonne fermée.
EXEMPLE.
- daħrađj, degré; aħmar, rouge.
- maħkamàt, tribunal.
Quelquefois il n’a pas même de voyelle devant lui, comme dans malħ, sel.
Alors il faut supposer qu’il y a un è, et prononcer brièvement malèħ.
Mais un maître seulement peut bien diriger ces prononciations.
Le reste des consonnes a moins de difficultés; il n’en existe point sur m, ni sur b. Les Arabes n’ont pas le p, qui est la troisième labiale, ils le trouvent trop dur et le remplacent par b; mais les Turks et les Persans l’ont et le peignent par پ.
Les Arabes manquent aussi du vé, quoique la plupart des drogmans européens veuillent prononcer ainsi le ω; mais c’est une prononciation vicieuse qu’ils imitent des Turks dont ils sont les élèves.
Le fé, qui est la consonne majeure de vé, est chez les Arabes le même que chez nous.
Il en est ainsi de toutes les lettres suivantes, lorsqu’elles n’ont pas de forme ou de signe particulier; il nous suffira d’expliquer celles qui ont de nouveaux signes.