[57] Il ne faut pas s'y méprendre: c'est ici la véritable royauté patriarcale des anciens temps; chez les peuples de race arabe, le père de famille a toujours eu et a encore le droit de vie et de mort dans sa maison; ses enfants, ses femmes sont à sa discrétion. Voyez comme Abraham se dispose à égorger son fils sans aucun obstacle humain, et comme il force tout son monde, plus de 300 mâles, esclaves ou libres, à se faire la douloureuse amputation du prépuce. On ne remarque point assez que le despotisme oriental a ses bases dans le despotisme domestique qui tire son origine de l'état sauvage primitif.

[58] L'historien Justin remarque qu'à une époque qui dut être 11 ou 1,200 ans avant notre ère, les Philistins s'étaient emparés de Sidon, et que ce fut à cette occasion que des émigrés de cette ville bâtirent la ville de Tyr.

[59] Lorsque Saül retourne de la maison de Samuel chez son père, il est dit qu'il doit trouver sur sa route un corps-de-garde philistin, et la ligne de cette route est tout-à-fait dans l'intérieur du pays.

[60] Mot impropre: on ne fait jamais ici mention de cavaliers, tout est piéton.

[61] Le manuscrit alexandrin porte seulement dix mille de l'un, dix mille de l'autre, ce qui est le seul raisonnable.

[62] Voyez [la note 4], à la fin de cette histoire.

[63] Ce mot est remarquable: votre Dieu! il y avait donc chez les Hébreux d'autres dieux accrédités et vivant au pair du dieu Jehowh.

[64] Tous les textes et anciens interprètes sont d'accord sur ce point: la Vulgate latine dit: In frusta concidit; le grec dit: Jugulavit; le syriaque et l'arabe portent: Coupa en morceaux. Le seul anglais Walton, auteur de la Polyglotte, a pris sur lui de traduire par fit couper, le mot hébreu qui ne pourrait avoir ce sens que par une forme arabe qui n'a pas lieu en hébreu: Samuel coupa de ses propres mains.

[65] Meuble du pays, encore à ce jour où le verre est si commun: il était très-rare alors.

[66] Shalam bouâk.... la paix sur votre arrivée.