Adouram dans Adrama, au pays de Iemama, qui, selon les monuments cités par Pocoke[183], fut la borne de l'empire assyrien en ces contrées.
Auzal est l'Auzara de Ptolomée, près le pays d'Oman, sur le golfe Persique. Dans Ezéqiel (chap. 27), Dan est joint à Ion d'Aouzal, et Giggeius place en ces cantons une ville de Ion. (Voy. Bochart.)
Deqlah est inconnu; Aoubal doit être le Hobal du géographe Edrissi, ou l'Obil anéanti des traditions arabes.
Ambi-mal représente l'un des quatre cantons aromatifères de Théophraste, qui le nomme Mali.
Iobab, par l'altération du second b en p grec, qui est l'r latin, a fait Iobaritæ, en Ptolomée.
Le nom de Sheba se retrouve dans Shebam, château-fort sur les montagnes, à l'ouest du Hadramaut, et peut-être mieux encore dans la ville de Saba, ou plutôt Sheba-Mareb, c'est-à-dire, la capitale de Sheba, le mot mareb ayant cette signification en arabe.
Haouilah offre le plus de difficultés, parce que ce nom n'a point laissé de traces, et qu'un passage de la Genèse impose à ce local des conditions contradictoires.
Ce livre dit (chap. II, v. 10 et 11): «Et le fleuve (du jardin d'Eden) se divisait en quatre autres fleuves, dont le premier s'appelle Phishoun; celui-ci entoure tout le pays d'Haouilah, où se trouve l'or; et l'or de cette terre est bon (or fin): là aussi est le Bedoulah (Bdellium) et la pierre de Shahm (l'onyx.)»
Nous avons vu ci-dessus un premier pays de Haouilah, appartenant à la division de Kush, réclamer sa situation dans un désert où l'on ne connaît aucune rivière: ce second Haouilah, appartenant aux Ieqtanides, exige de ne pas sortir de leurs limites; par conséquent il nous faut trouver dans la péninsule arabe, une rivière arrosant un pays où se trouvent l'or, le bdellium et l'onyx.
Les Grecs[184] nous indiquent un premier petit fleuve venant du mont Laëmus, au sud-est de la Mekke, traversant un pays riche en sources, en verdure, et de plus, roulant des paillettes d'or: là vivaient les Arabes Alilæi et les Gassandi, chez qui se trouvaient des pépites d'or en abondance. Au delà, sur la frontière du désert, vivaient les Debæ, riches en paillettes d'or, d'où leur venait leur nom: tous ces peuples, sans arts, ne savaient employer l'or à rien, et ils le prodiguaient aux navigateurs étrangers, pour des marchandises de peu de prix.