| Rois assyriens. | Princes arméniens. | ||
| Eu-pal-mus | —contemporains— de | Bazouk. | |
| Prideaz....es | Hoï. | ||
| Pharat.....es | Jusak. | ||
| Acratzan...es | Kaïpak. | ||
| Sardanapal.os | Skaïord.— | qui accueillit les enfants meurtriers de Sennachérib. | |
| Varbak (Arbâk) | Paraïr. |
Il ajoute, page 55: «Le dernier de nos princes qui obéit aux successeurs de Sémiramis et de Ninus, fut Paraïr, sous le (règne de) Sardanapale. Ce Paraïr aida puissamment Arbâk à détrôner le roi assyrien. Le général mède lui ayant promis de l'élever à la dignité royale, parvint à l'attirer dans son parti. Après avoir enlevé l'empire au roi assyrien, Varbak, maître de l'Assyrie et de Ninive, laissa des préfets (satrapes) dans ce pays, et transféra le siége de l'empire chez les Mèdes... J'allais oublier (page 60) de parler de Sennacherim qui régna sur les Assyriens[279] au temps d'Ezéqiah: ses fils Adramel et Sanasar l'ayant assassiné, notre prince Skaïord leur donna asile, et assigna pour domaine à Sanasar le district de la montagne de Sim, que sa postérité multipliée a entièrement peuplé.»
Si l'on pèse bien ces passages que Moses a disséminés en diverses pages, il paraît:
1° Qu'il a fait de Mar-Ibas et de Kephalion,[280] un mélange dont il n'a pas tiré d'idées claires;
2° Qu'il a tiré de Mar-Ibas ce qu'il dit de Skaïord, de Paraïr, de Sennacherim et de ses enfants; et de Kephalion ce qu'il dit d'Arbâk et de Sardanapale.
Mais en raisonnant sur ses données, l'on a droit de dire,
1° Si Skaïord accueillit les enfans meurtriers de Sennacherim, il fut donc contemporain d'Asar-Adon, leur cadet, qui régna à leur défaut? Paraïr, fils de Skaïord, fut donc aussi contemporain d'Asar-Adon. Or, si Paraïr se révolta contre Sardanapale, roi d'Assyrie, ce Sardanapale ne saurait être qu'Asar-Adon-Phal.
2° Si Asar-Adon est Sardanapale, son père Acratzanes est Sennacherim; et alors il est démontré que ces princes ont eu plusieurs noms; que ces deux listes sont écrites en deux idiomes différens, l'un chaldaïque, employé par Mar-Ibas, par les Hébreux, même par Hérodote, qui nomme Sennacherib; l'autre perse-grec, employé par Ktésias et ses copistes. Remarquez qu'en remontant, avec l'Arménïen Moses, à Eupal-mus, appelé Eupal-Es dans Eusèbe, l'on a cinq princes correspondants à ceux que nomment les Hébreux, et que l'analogie de Phal ou Eupal est évidente.
| Phul ou Phal, | Eu-pal-es[281]. |
| Teglat-Phal-asar, | Prideazes. |
| Salman-asar, | Pharates. |
| Senna-cherib, | Acrazanes. |
| Asar-Adon, | Sardanapale. |