[101] Le lecteur peut avoir déja vu, ou peut consulter une esquisse de cette théorie, dans le chapitre XX de mon Voyage en Syrie (publié en 1787). Novice alors dans cette branche de science, j’ignorais que de grands maîtres, tels que Halley et d’Alembert, s’en fussent occupés. A mon retour d’Amérique, lorsque j’ai voulu reprendre le cours de mes idées et leur donner un développement conforme aux nouveaux faits que j’avais rassemblés, j’ai dû me mettre au niveau des connaissances acquises, et j’ai trouvé qu’un mémoire intitulé: Théorie des Vents, par le chevalier la Coudraye, avait rempli la tâche que je me proposais. Ce mémoire, couronné dès 1785 par l’académie de Dijon, est un traité complet sur cette matière, et je ne puis mieux faire que d’en conseiller la lecture à ceux qui veulent se former un tableau sommaire du jeu des courants de l’air: ce n’est pas qu’il ne reste encore beaucoup à dire sur le système général des vents par tout le globe, et qu’il n’y ait beaucoup d’expériences et de calculs à établir sur le foyer, le lit, la vitesse de chaque courant d’air: sur les directions diverses et souvent contraires qu’ils suivent dans l’océan aérien; sur l’épaisseur de leurs couches; sur la formation, la composition, la dissolution des nuages; sur les causes et les effets des dilatations et des condensations plus ou moins subites qui accompagnent les orages, etc. Mais, parce qu’un tel travail veut la réunion des connaissances combinées d’un navigateur, d’un physicien et d’un chimiste, et qu’elle exigerait des recherches longues et même dispendieuses, dirigées sur un plan méthodique, ma tâche se trouve naturellement réduite à fournir mon contingent de matériaux pour cette opération; et c’est ce que je vais faire, en jetant dans les chapitres suivants les faits qui m’ont paru les plus importants et les plus certains.

[102] Voyez à l’appendice une lettre sur le système des vents de ces deux contrées.

[103] Boeotium crasso jurares aere natum, a dit un poëte philosophe.

[104] Les Italiens disent d’un plat ouvrage, c’est une composition de scirocco.

[105] Je tiens ces notes de M. Power, américain naturalisé sujet d’Espagne, à la Nouvelle-Madrid, qui a observé le pays en homme éclairé.

[106] Voyez la carte générale.

[107] Voyez Annuaire de la république, an 6, p. 59.

[108] Insérée dans le supplément de la gazette de Mexico, 29 octobre 1795.

[109] L’amiral Anson observe également que par les 30 et 32°, le dominant est l’ouest, doux et agréable; mais que vers les 40 et 45°, il devient plus vif et plus constant.

[110] Dissertation déja citée.