Chapitre XI. Des émirs et des cheiks arabes.—Des émirs turkmans et curdes, au service de l'état.—Des expéditions militaires.—Des camps volants.—De la conquête de l'Yemen, du Diarbekr et de l'île de Cypre, sous le règne du sultan Malek-el-Acheraf.
Chapitre XII. Recueil de quelques faits historiques qu'il convient à chacun de connaître et de méditer, pour en tirer des principes de conduite. Ce chapitre est terminé par quelques morceaux de poésie morale, composés par Malek-el-Kiâmel, prince souverain de la forteresse de Heifa; et par une réponse de Malek-el-Acheraf à Mirza-Chah-Rok (fils de Tamerlan.)
Chapitre Ier. Section V. Limites de l'Égypte.—Au sud, les limites de l'Égypte partent des rives de la mer de Qolzoum (mer Rouge), près de la ville d'Aidab, et embrassant le pays des Haribs de Nubie, lequel commence à la grande Cataracte, derrière le mont Djenadel, elles s'étendent jusqu'aux monts d'Aden et aux rochers de Habeche (Abissinie). A l'est, ses bornes sont la mer Rouge, dont la côte est aride et pleine de rochers. Depuis Suez, cette côte s'élargit vers l'est. Sa plus grande largeur est depuis l'étang de Gorandel jusqu'au Tih. Là est la frontière de Syrie.
Au nord, elle est bornée par la mer, depuis les villes de Zàqat, de Refah et d'Amedj, plus connue sous le nom d'el-Arich, frontière de Syrie sur le golfe de Gaze.
A l'ouest, elle comprend le territoire d'Alexandrie, le pays de Loïounet et d'el-Amidain, jusqu'à l'Acabé inclusivement (jadis Catabathmus magnus, ou la grande descente); là, se détournant et resserrant les deux Oasis, la ligne se rapproche du Saïd (haute Égypte), pour se joindre aux frontières du sud.
Le Nil prend sa source au pied des monts de la Lune.—Pendant 60 journées de marche, il coule en des pays habités.—Pendant 10 autres, en des terres stériles.—Arrivé en Nubie, il y coule 60 journées, puis il passe en des déserts 120 journées; enfin il rentre dans une terre fertile jusqu'à la mer, où il se jette par les deux embouchures de Damiette et de Rosette.
Section VII. Du Kaire et de ses faubourgs.—Le nouveau Kaire (Masr-el-Qâhera) a 12 milles (ou 4 lieues) de long, depuis Târ-el-nabi, jusqu'à Sebààt-oudjouh. Cet espace comprend le vieux Kaire (Masr-el-Qadim), et 7 grands faubourgs. L'auteur entre dans de longs détails de colléges, de mosquées, de palais, de parcs, et il compare chaque faubourg à une grande ville de l'empire; l'un équivaut à Alep; un autre, à Alexandrie; un troisième, à Hems; un quatrième, à Acre: et il conclut 700,000 ames de population (ce qui me paraît l'origine de l'opinion qui a subsisté depuis; mais les temps sont bien changés.)
Le vieux Kaire est le port de la haute Égypte. Sous le sultan Nadjm-el-din, l'on y compta 1,800 bateaux.
Section IX. Division de l'Égypte.—L'Égypte se divise en 14 provinces: 7 au midi, et 7 au nord. Chaque province a 360 villages et plusieurs villes.
Miniet est le nom général des ports et abords du Nil.