— «Jamais!» m’écriai-je... Et je m’élançai vers elle...
Mais, du même coup, je me retrouvai, solitaire, près de mon bois, sur le versant de la colline au pied de laquelle serpentait la Seine aux replis onduleux.
Jamais!... répétai-je, cherchant à ressaisir le doux rêve envolé. Où donc étais-je? C’était beau.
Le soleil venait de se coucher, et déjà la planète Mars, alors très éclatante, s’allumait dans le ciel.
«Ah! fis-je, traversé par une lueur fugitive, j’étais là! Bercées par la même attraction, les deux planètes voisines se regardent à travers l’espace transparent. N’aurions-nous pas, dans cette fraternité céleste, une première image de l’éternel voyage? La Terre n’est plus seule au monde. Les panoramas de l’infini commencent à s’ouvrir. Que nous habitions ici ou à côté, nous sommes, non les citoyens d’un pays ou d’un monde, mais, en vérité, les citoyens du Ciel.»
III
LA PLANÈTE MARS