[54] Voyez p. [196] et suiv., et les deux cartes de Gergovie, p. [203] et [hors texte]. — Je remercie MM. Audollent et Ehrhard, professeurs à l’Université de Clermont, de l’obligeant appui qu’ils m’ont prêté dans ces recherches sur Gergovie.
[55] Cäsar’s Gallischer Krieg in dem Iahre 52 v. Chr., Karlsruhe, 1859, pl. II et p. 35. Von Gœler ou ses éditeurs (2e éd., Tubingue, 1880, p. 266) ont eu raison de se plaindre du silence gardé, à son endroit, par les auteurs de l’Histoire de Jules César.
[56] Les fouilles des camps sont de 1862 (Histoire de Jules César, t. II, 1866, p. 270; cf. en dernier lieu, Stoffel chez Rice Holmes, Cæsar’s Conquest of Gaul, 1899, p. XXX). — Pour l’histoire de ces fouilles et les attributions contradictoires qu’elles provoquèrent chez quelques-uns, voyez en particulier les plans de Trincard (mai 1863) et le mémoire de Mathieu (Mémoires de l’Académie de Clermont-Ferrand, t. VI, 1864): ce dernier affirma que les tranchées découvertes justifiaient sa théorie du grand camp à Gondole, du petit à Orcet (cf. p. 14, etc.).
[57] Pasumot, Mémoires géographiques, Paris, 1765, p. 183 et suiv. Le travail de Pasumot a été réimprimé avec additions par Grivaud, Dissertations... de Pasumot, Paris, t. I, 1810, p. 96 et s.
[58] Il est vrai sur la rive opposée à Gergovie. Avant Pasumot, d’Anville (Notice de l’ancienne Gaule, 1760, p. 351) et de Caylus (Recueil d’antiquités, t. V, 1762, p. 284) avaient placé le grand camp dans la vallée de l’Auzon et l’attaque par les pentes méridionales: mais ils se trompèrent pour le petit camp. Les plans de Caylus (pl. CI-CIII), reproduits en partie par Pasumot (1re édit.), sont presque aussi utiles aujourd’hui à consulter sur place que ceux des modernes, même que la carte de l’État-Major; la carte de Dailley (1766, 2e éd. de Pasumot) est trompeuse pour certaines parties essentielles (le champ de bataille). Le travail manuscrit de Le Masson (1748, Bibl. de Clermont, no 785) est une réfutation de Lancelot et ne renferme rien sur la topographie du siège.
[59] Il y eut en France, de 1748 à 1765, un très beau mouvement de recherches autour de Gergovie, comparable, comme résultats, à celui de 1850–1863. — La presque totalité des savants qui reprirent la question au XIXe siècle acceptèrent La Roche-Blanche pour le petit camp; ils s’égarèrent pour l’autre, qu’ils placèrent le plus souvent au Crest, contre toute vraisemblance: bévue que n’avaient point commise leurs prédécesseurs du XVIIIe siècle (Mérimée. Notes d’un voyage en Auvergne, 1838, p. 321–3; Vial, Mémoire sur Gergovie, 1851, extrait des Annales, Clermont, p. 23; Fischer, Annales de l’Auvergne, t. XXVIII, 1855, p. 402; le même, Gergovia, Leipzig, 1855, p. 24, etc.). — Olleris, en 1861, et avant les fouilles, replaça le grand camp aux bords de l’Auzon, au Puy de Chignat (Examen des diverses opinions émises sur le siège de Gergovie, 1861, Clermont, p. 14; la carte qui accompagne ce travail présente d’utiles détails). — Seul, Bouillet s’entêta pendant quarante ans à chercher l’attaque contre Gergovie sur le versant Nord (Guide du voyageur à Clermont, 1836; Statistique monumentale du Puy-de-Dôme, 1846, p. 42; Mémoires de l’Académie de Clermont, 1875, p. 49, etc.): opinion qui paraît avoir été reprise en Angleterre, et que réfute à ce propos M. Rice Holmes (p. 739).
[60] En plaçant le grand camp à Gondole, le petit au Crest, et à Montrognon la colline fortifiée par Vercingétorix.
[61] Symeoni, Dialogo pio, 1560, Lyon, p. 151; Description de la Limagne, 1561, Lyon, p. 87 (c’est la traduction du précédent ouvrage, par Chappuys).
[62] César, VII, 36, 1: Perspecto urbis situ quæ, posita in altissimo monte, omnes aditus difficiles habebat.
[63] Comparez l’opinion la plus ancienne: «Duquel costé [Sud] l’accès de la ville estoit plus facile, et nompas si droit, ne si royde, que devers Cornon et Clairmont» (Symeoni, p. 87 = p. 151), à l’une des opinions les plus récentes: «Je ne vois pas [trois] légions gravissant des pentes abruptes, formées d’une terre glaise si épaisse que, pour qu’on puisse en faire l’ascension sans trop de peine, il faut qu’il n’ait pas plu depuis huit jours» (Hauser, Club-alpin français, section d’Auvergne, Congrès de 1896, p. 142).