Auguste Rodin.


LETTRE D’ALFRED ROLL

Je salue avec émotion l’auteur de la lettre que vous m’avez communiquée. Aucun commentaire ne saurait ajouter à cette idée:

—Associer les reliques de nos morts à la tragique Beauté de la Cathédrale.

—Rapprocher des saints et de nos rois, les héros de la Guerre par qui se continue magnifiquement l’Histoire de France que les pierres de Reims nous racontaient.

—Unir dans un même culte ceux qui sont tombés, pour que nous vivions, et la Basilique saignante, agonisante sous la sadique vengeance ennemie.

Oui! c’est bien là le monument sacré qui perpétuera le souvenir de notre âpre lutte.

Plus haut que l’action et la haine, ces deux tours mutilées, si belles de leur détresse, inviteront les Français de demain à ne rien oublier.

Alfred Roll,