— C’est peut-être mieux pour la santé, mais le bain chaud avec du bon parfum, c’est agréable comme de la caresse… Tu verras… Je connais une femme qui a des odeurs étonnantes pour ses bains… Je lui en prendrai pour toi.
Elle réfléchissait.
— Cet ami, tu lui dirais pour qui c’est ?
— C’est-à-dire, oui et non… J’arrangerai… Je ne voudrais pas le froisser… Je vais t’expliquer… C’est un homme qui connaît la vie, et puis qui n’est pas exclusif… Il n’est pas sans deviner que j’ai des amies, mais, comme de juste, il n’aime guère que je lui en cause… Donc, comme je sais qu’il serait heureux de me faire plaisir, je lui dirai que le travail est pour une personne qui m’a rendu un service, et que c’est une manière pour moi d’éteindre une dette… Cela ira tout seul.
Les sourcils froncés, la voix brève, Cady demanda :
— Où l’as-tu connu, cet homme ?…
— Au cercle.
Elle s’était détachée de lui et avait passé une chemise tombée au pied du lit. Assise, les genoux relevés, qu’elle enserrait de ses deux bras, elle questionna curieusement :
— Explique-moi ce que c’est que ce cercle, et ce que tu y fais ?
Il se drapa, lui aussi, dans le kimono citron, et répondit, un peu contraint :