Ses ablutions terminées, le Russe se frotta vigoureusement avec le premier linge que rencontra sa main, et qui se trouva être un peignoir de batiste garni de valenciennes qu'il jeta ensuite à terre, en bouchon; puis il se dirigea vers la porte.
Georges posa ses lèvres dans le cou de Cady, toute frissonnante d'anxiété.
—Tu vois, il s'en va!...
Mais au moment où Lénine franchissait le seuil de la chambre, il se ravisa et revint en arrière, se rendant cette fois tout droit à la fenêtre où se cachaient les enfants, dans le but de l'ouvrir pour aérer l'appartement.
Quand il toucha la draperie, Georges s'esquiva par le côté et put gagner sans être vu l'appareil à douches, sous la tenture duquel il se dissimula.
Les rideaux écartés découvrirent Cady, debout, adossée à la fenêtre, pâle et immobile.
Le Russe eut un sursaut d'étonnement, d'incompréhension surtout, et laissa échapper un grognement...
Confusément, puis bientôt plus vif, le souvenir lui revint de cette silhouette... Il reconnut, stupéfait, l'intruse!...
—Cady!... Oh! par exemple!... Toi, ici, dans cette chambre!...
La tête perdue, elle demeurait sans mouvement, ses yeux angoissés fixés sur lui.