Mlle Denise détourna les yeux, et soupira sans parler. Cady prit sa main, qu’elle caressa affectueusement.

— Ne soyez pas fâchée… Je suis gaie, aujourd’hui, j’ai envie de plaisanter… mais je ne veux pas vous faire de peine, parce que je vous aime bien.

Mlle Denise retira sa main doucement et la porta à son front.

— Vous êtes gaie !… Oui, c’est bien cela qui me surprend !…

Elle ajouta tout bas, avec émotion :

— Ce qui m’épouvante…

Cady hocha la tête.

— Vous ne comprenez plus rien à votre petite amie ?

— Oh ! non, certes !

— C’est parce qu’un jour vous m’avez vue triste, le cœur en déroute, l’esprit en désordre, que vous vous étonnez de mon attitude à présent ?