Cady jeta vivement :
— Eh bien, elles peuvent m’attendre !…
Maurice répondit avec douceur, feignant de ne point comprendre le sens de l’exclamation de la jeune femme.
— Sans doute, puisque vous accepterez la proposition.
— Non ! fit Cady violemment.
— Mais si… Réfléchissez… Comme vous le disiez très bien tout à l’heure, vous êtes redevenue en quelque sorte jeune fille… cela, forcément, pour près d’un an encore…
Cady l’interrompit.
— Je resterai avec Denise !…
Il secoua la tête.
— C’est impossible. Jusqu’ici, vivre auprès d’une amie était à la rigueur acceptable, mais, outre que cette amie a d’autres devoirs à remplir, qu’elle ne peut pas rester éternellement éloignée de sa famille, il ne serait plus correct dans les circonstances présentes que vous demeurassiez avec elle… Un seul bercail est indiqué… le toit maternel. Je vous répète que Mme Darquet a parfaitement admis actuellement votre divorce, et elle accepte avec la joie la plus sincère l’avenir dont, naturellement, je lui ai touché un mot… C’est, au fond, une femme de grand sens, et dont la forte situation dans le monde vous sera d’un utile concours.