Cependant, une heure plus tard, ne pouvant s’endormir, Renaudin poussait doucement la porte de la chambre de Cady. Il s’arrêta au seuil, douloureusement frappé.

La jeune femme n’était pas couchée. Assise sur une chaise basse, les bras abandonnés, les mains pendantes, elle regardait le vide, de ses yeux grands ouverts, fixes. Et, lentement — on eût dit en dehors d’elle-même et de sa volonté — de grosses larmes se formaient au bord de ses cils, se gonflaient et coulaient sur son visage…

Il fit quelques pas. Elle tourna la tête, semblant revenir avec difficulté d’un monde inconnu.

Il l’interrogea, la voix brisée.

— Pourquoi pleures-tu, Cady ?

Elle répondit, douce et têtue :

— Pour rien.

Alors, vaincu, courbant le front, il se retira silencieusement.

III

Avec les premiers jours de juillet, des chaleurs brusques et très fortes s’étaient abattues sur Paris, devenu subitement estival et torride après les journées grises et glaciales de juin.