Nec sine te quidquam dias in luminis oras
Exoritur, neque fit lætum, neque amabile quidquam,[209]

trouve, une fois de plus—comme, déjà, c’était le cas dans l’un des premiers essais dramatiques attribués à Shakespeare: Love’s Labour is lost, dont Michel Carré et Jules Barbier tirèrent leurs Peines d’amour perdues—en le triomphe rapide de Vénus honnie, son éternelle application. Le «Colonel» tombe amoureux de Madó, fille du jardinier de Villa-Sirena, et finit par l’épouser. On devine ce que sera cette union et si la jeune femme, à la fin du livre, fait les yeux doux à un sous-officier yankee, l’on peut être certain que ce n’est là qu’un commencement et que la chose aura plus d’une suite! Castro, toujours distingué, courtise d’abord vaguement Doña Enriqueta, la «Infanta», fille de Don Carlos, une joueuse passionnée, puis tombe dans les bras d’une rastaquouère sud-américaine, gaucho en jupons, Doña Clorinda, que ses allures d’Amazone du Tasse ont fait dénommer «la Generala» et avec laquelle il disparaît—lui, trouvant, comme soldat de la Légion, une mort glorieuse au front; elle, évanouie à Paris, dans les troubles remous de la guerre. Spadoni, irréductible, s’il continue à abhorrer la femme, ce n’est que pour sombrer dans la plus dangereuse débauche du jeu. Novoa, passionnément esclave d’une soubrette, se voit abandonné