[210] Los Enemigos de la Mujer, pp. 442 et 443.
[211] «Docteur Blasco Ibáñez, je vous souhaite la bienvenue au sein de la société des membres de l’Université George Washington.»
[212] «Apprécié les motifs du peuple des Etats-Unis, et, dans son dernier roman: «Les Ennemis de la Femme», lui avoir accordé, pour son intervention, une généreuse mesure de louanges.» Bulletin cité de la George Washington University, p. 33.—A mon sens, le titre choisi par le traducteur américain de Los Enemigos de la Mujer: Woman Triumphant, n’est pas heureux et Hayward Keniston eût dû songer que le triomphateur final, dans ce roman, ce n’est point la Femme, mais l’Homme.
[213] Pendant l’année qu’il vécut à Monte-Carlo, il alla presque chaque jour aux salles de jeu du Casino, pour y étudier les joueurs, mais ne céda jamais à la tentation classique d’y risquer une somme, si bien que les employés avaient fini par l’appeler: le Monsieur qui ne joue jamais, et que des joueurs fanatiques le suppliaient de leur servir de porte-chance!
[214] Cette aversion pour le théâtre a été cause que Blasco s’est jusqu’ici obstinément refusé à rien écrire directement pour la scène. «No quiero, dit-il, va contra mis gustos. Resulta para mí algo así como si me propusiesen hacer crochet.» («Je ne veux pas, c’est contre mes goûts; c’est comme si on me proposait de faire du crochet.») Et c’est dommage, car je suis convaincu que sa plume pourrait nous donner des pièces admirables de vie, de mouvement et d’humaine vérité. En revanche, Blasco adore les concerts, qu’il savoure, en fermant les yeux, dans une posture abandonnée et commode. L’opéra, auquel il assiste par amour pour la musique, n’est, pour lui, qu’une «transaction».
[215] Le Paradis des Femmes.
[216] «Quiconque est fort véritablement, est bon, non seulement par obligation morale, mais comme conséquence de son équilibre et de sa force. Les faibles et les méchants seuls conservent le souvenir toujours vif de ce qu’ils ont souffert et caressent l’espoir de se venger...»
[217] «Écrit pour l’exportation»: reproche indirect de M. James Fitzmaurice-Kelly, plus haut cité, et qui n’est qu’une variante du vieux cliché courant—dont l’auteur de l’article: Novela, au t. 38 de l’Enciclopedia Espasa, p. 1.219, a cru devoir resservir, en Juillet 1918, la banalité usée—, lequel consiste à censurer Blasco pour avoir abandonné le champ du roman provincial valencien!
[218] «En votre personne, Monsieur, nous voyons resplendir la moderne gloire de la littérature espagnole. Vous avez écrit beaucoup et vos lecteurs, disséminés dans l’Univers, se comptent par millions. Vos «Quatre Cavaliers» ont déjà, dans leur galop, fait le tour du monde et il s’est imprimé plus de deux cents éditions de ce seul roman. Vos œuvres révèlent le plus grand génie littéraire. Vous n’avez pas seulement le pouvoir de peindre avec vivacité les choses, mais d’en rendre la signification secrète. Profondément réalistes, tous vos écrits palpitent de sentiment humain. Les caractères que vous dessinez ont une force et une vigueur qui suggèrent les effigies d’un Rodin. Sur les pages du livre imprimé, vous, l’écrivain d’Espagne, avez tracé des peintures qui possèdent toute la vitale énergie, tout le passionné réalisme caractéristiques de ces grands peintres, vos compatriotes: Sorolla et Zuloaga. Ce ne furent pas vains compliments que formulèrent les critiques, en disant de vous que Zola n’avait pas été plus réaliste, ni Hugo plus brillant. Et nous autres, Nord-Américains, nous ne récuserons pas ce témoignage de l’un de nos plus grands romanciers, de William Dean Howels, proclamant, à propos d’un de vos romans, que «c’était l’un des plus pleins et des plus riches romans modernes, digne d’être placé à côté des plus grandes œuvres russes et au-dessus de tout ce qui a été fait jusqu’à présent en langue anglaise, roman dont le dénouement est aussi logiquement et cruellement tragique que celui des meilleures productions espagnoles existantes.»—Nous acceptons donc le verdict de ceux qui vous ont défini le premier des romanciers modernes, qui ont assigné à vos œuvres une place permanente dans la littérature universelle...»