Pour orner la nouvelle ville, il fallut dépouiller les plus précieux monuments de la Grèce et de l’Asie, tels que les anciens temples de Diane, de Vénus et d’Hécate.
Constantin avait obligé les citoyens romains qui possédaient des biens en Asie, à venir habiter Byzance, sous peine de ne plus pouvoir disposer de leurs propriétés. De grands avantages furent promis à ceux qui viendraient peupler la nouvelle capitale.
Le jour de la dédicace de la nouvelle cité (330), un édit gravé sur une colonne de marbre lui donna le nom de nouvelle Rome. Depuis cette date mémorable, chaque⬌ année, le 11 mai, on célébra la fête dite de Nea Roma. Toutefois le nom plus flatteur pour Constantin de Constantinopolis (ville de Constantin) figura bientôt sur les médailles.
Pl. 4.
Chateau des Sept-Tours.—Escalier conduisant aux remparts.
Constantin gouverna son empire avec une grande largeur de vues, mais sa gloire a été ternie par les cruautés qu’il a commises, et qui ont inspiré des doutes sur la sincérité de sa conversion au christianisme. Néanmoins, et en raison des services qu’il rendit à la religion chrétienne, il fut surnommé le Grand.
L’empire de Byzance ne prit sa physionomie propre qu’après la mort de Théodose dit le Grand. Théodose en mourant, avait partagé l’Empire entre ses deux fils, Honorius et Arcadius, qui devinrent l’un empereur d’Occident, l’autre empereur d’Orient (395). Ainsi le monde romain fut divisé en deux, bien qu’il continuât à ne former politiquement et moralement qu’un seul empire.
Byzance ne se trouvait pas sur la route des Barbares d’Occident, elle possédait en outre des murailles puissantes. Son existence fut donc plus facile et plus longue que celle de Rome, bien que son histoire soit remplie par les querelles religieuses, les intrigues de cour, les troubles de l’hippodrome, et les tristes souvenirs de la dépravation de ses mœurs.