(Restitution de l’auteur d’après le plan de Labarte.)
Les troubles à l’intérieur augmentaient de jour en jour. L’Empereur et son favori se trouvaient dans une situation très difficile. Pendant les guerres civiles qui durèrent de 1321 à 1328, Métochite fut un habile négociateur entre Andronic II et son ambitieux petit-fils, Andronic le Jeune, qui prétendait au trône.
Métochite, pour ne pas s’attirer la haine des deux factions, s’entremit d’abord impartialement entre les deux princes ennemis. Mais, quand la rupture entre les deux adversaires éclata, il se rangea du côté de son ancien maître et refusa toutes les avances d’Andronic le Jeune. Sentant gronder l’émeute dans la ville, il se retira dans le palais. Lorsque pendant la nuit du 22 mai 1328, le prétendant pénétra dans la ville, grâce à la trahison des gardes de l’Empereur, le ministre fut la première victime. Sa maison fut livrée au pillage et démolie complètement. Il fut jeté d’abord en prison et ensuite exilé. Cependant il put obtenir son rappel et vint terminer ses jours au monastère de Chora, où il vécut jusqu’au 13 mars 1332, portant en religion le nom de Théoleptos.
Toute une série de tableaux en mosaïques, retraçant des scènes religieuses variées, décorent les murs et les voûtes du narthex.
De nombreux médaillons garnissent le sommet des arcades. Au-dessus de la porte d’entrée se trouve le buste du Christ. En face, entre deux grandes arcades, c’est la Vierge tenant contre sa poitrine un médaillon qui renferme l’Enfant Jésus, puis des saints en costume de cour, saint Pierre et saint Paul aux deux côtés de la porte royale.
Parmi les séries de mosaïques qui décorent les coupoles et les voûtes du narthex intérieur, les deux plus intéressantes sont celles qui retracent les épisodes de la vie de Jésus et ceux de la vie de la sainte Vierge tirés des Évangiles apocryphes[44].
[44] Pour compléter les récits de l’Évangile, dès le IIe siècle on voulut détailler les épisodes de la vie du Sauveur, et pour donner à ces récits une apparence plus authentique, on les attribua à tel ou tel apôtre. On a donné à ces récits le nom d’Évangiles apocryphes. Dès le IVe siècle l’Église grecque les admit au nombre des textes sacrés, mais ce n’est qu’à partir du XIe que les compositions tirées de ces évangiles apparaissent sur les murs des églises.
Plan explicatif des mosaïques de Kahrié-Djami.
MOSAIQUES DU NARTHEX