Enfin, il fallait voir.
Vers onze heures, comme je commençais à m'étonner, un groom survint—le groom d'Henriette—avec une lettre.
J'avais à peine jeté mes regards sur le papier que je fondis en larmes.
Félicien n'était plus.
Dans le courant de la nuit fatale, une heure environ après mon départ, le malheureux avait succombé à une attaque d'apoplexie. On l'avait trouvé étendu sur le tapis de son cabinet, la face noire, avec du sang aux lèvres et sur la barbe.
Un coup de foudre.
Henriette m'informait de ce grand malheur, et m'invitait à passer chez elle au plus tôt.
Je fis monter le groom et lui demandai quelques menus détails.
C'était en pleine nuit, vers une heure du matin—il devait être une heure, en effet—que les domestiques avaient été réveillés par les cris de madame et par de furieux coups de sonnette. Le cadavre était encore chaud. Madame avait été bien malade, une crise de nerfs prolongée qui s'était calmée seulement à l'arrivée du médecin. Toute la maison était sens dessus dessous. On avait prévenu le frère de monsieur et les parents de madame, qui étaient accourus bien vite. Quel malheur! Un si bon maître!
Le groom partit.