[28] Pauline de Périgord, sa petite-nièce, fille de la duchesse de Dino, et qui fut depuis Mme de Castellane.
[29] L'ancien ministre de la guerre, le Dupont de Baylen, et qui était devenu métromane dans l'adversité.
[30] Bertin de Vaux, frère de Bertin l'aîné, et l'un des propriétaires du Journal des Débats.
[31] Il semble que M. de Chateaubriand ait voulu répondre à ce reproche, qu'il se faisait tout bas à lui-même, dans sa lettre écrite de Rome à M. Villemain (Mémoires d'outre-tombe, tome VIII, page 369).
[32] Voir dans le Mémorial de Gouverneur-Morris, au tome II, page 113 et 118, de l'édition française.
[33] Casimir Périer, dont l'état était déjà désespéré, mourait le 16 mai.
[34] On m'assure qu'à propos de cette manie qu'avait Louis-Philippe de démolir ses ministres les uns par les autres, et de les user pour sa plus grande gloire, on y lit cette phrase ou quelque chose d'approchant: «Je n'aime pas ces ogres de réputation qui croient augmenter la leur en dévorant celle des autres.»
[35] J'ai sous les yeux, en traçant ce profil, un croquis de Talleyrand dessiné par le comte d'Orsay, et qui se voit en tête du tome III du Journal de Thomas Raikes, et aussi la page 263 du même volume.
[36] «Comme il avait reçu beaucoup de mépris, il s'en était imprégné, et il l'avait placé dans les deux coins pendants de sa bouche.» (Portrait de Talleyrand dans les Mémoires d'outre-tombe, tome XI, page 421.)—«Telle figure, telle âme,» a dit Socrate chez Xénophon. Cela est vrai si, par figure, on entend l'ensemble de la physionomie.—«Les traits, a dit La Bruyère, découvrent la complexion et les mœurs;» et il ajoute: «Mais la mine désigne les biens de fortune.» Talleyrand avait la mine, les traits et le visage de son moral.
[37] La lettre de M. de Talleyrand, écrite de Londres vers le moment de la mort de Casimir Périer, qu'on a pu lire dans le précédent article, a été supposée par moi adressée à Mme de Dino, sa nièce: mais l'autographe que j'ai eu sous les yeux ne porte en effet aucune suscription, et ce n'est que par induction et conjecture que j'ai cru pouvoir indiquer la destinataire. On me fait des objections: Mme de Dino, à cette date, n'était-elle pas à Londres? N'est-ce point plutôt à une autre amie particulière, à une correspondante habituellement résidant à Paris (telle que la princesse de Vaudemont, par exemple), que la lettre était adressée? Je ne suis pas en mesure de discuter ce point; pour cela, les termes de comparaison me manquent: le doute, d'ailleurs, n'offre ici aucun inconvénient, cette lettre isolée n'ayant d'intérêt que comme échantillon et comme exemple de la manière familière et simple avec laquelle M. de Talleyrand traitait la politique dans l'intimité.