[Sur l'album de Mme Émile Chevalet.]
Au milieu de la foule, errantes, confondues,
Gardant le souvenir précieux d'autrefois,
Elles cherchent l'écho de leurs voix éperdues,
Tristes comme le soir deux colombes perdues
Et qui s'appellent dans les bois.
*
* *
Je vis, et ton bouquet est de l'architecture[41]:
C'est donc lui la beauté, car c'est moi la nature;
Si toujours la nature embellit la beauté,
Je fais valoir tes fleurs... me voilà trop flatté.
[26]Cette pièce avait été communiquée par Louis Ménard à Charles Cousin, qui la cita dans Charles Baudelaire, souvenirs, correspondances, biographie suivie de pièces inédites (Paris, chez René Pincebourde, 1872).
[27]Cités par M. Hignard, qui avait été le condisciple de Baudelaire au collège de Lyon. (Le Midi hivernal, 17 mars 1892.)
[28]Le Monde illustré, 4 novembre 1871; communication de M. Antony Bruno, auquel Baudelaire avait donné ce sonnet en 1840.
[29]Cette pièce a paru pour la première fois dans un numéro de Paris à l'eau-forte (17 octobre 1875), — moins les vers 19 à 24, qui ont été rétablis par la Jeune France (janvier-février 1884).