Parmi les conseillers se trouvait Jacques-Auguste de Thou, le futur président à mortier du parlement de Paris, le futur auteur d'une de nos plus belles Histoires. (Page [159].)

[XII.]

La formule de la Ligue de Péronne a été souvent reproduite, mais avec d'innombrables variantes. Le Père Louis Maimbourg et, après lui, le Père Daniel en ont donné comme authentique une version qui diffère en plus d'un point du texte inséré par d'Aubigné dans son Histoire universelle.

Il en fut de ce programme d'opposition politique et religieuse comme de la plupart des programmes: adopté en principe par les ligueurs, il subit diverses interprétations, selon les mobiles et les fluctuations de la lutte.

Nous n'avons pas à juger ici l'œuvre de la Ligue après l'avènement de Henri IV; mais nous dirons volontiers, avec M. Charles Mercier de Lacombe, dans sa belle étude sur Henri IV et sa politique: «Entre les mains des Guises, la Ligue commence avant le moment où elle eût été légitime, et ne finit qu'après le moment où elle devenait inique.» (Page [93].)

[XIII.]

Manaud baron de Batz, seigneur de Sainte-Christie, etc., était du petit nombre des gentilshommes catholiques d'Armagnac qui surent rester fidèles à la fois à leur religion et à leur souverain. (Page [96].)


La lettre d'explication du roi de Navarre, datée de 1578, et que mentionne notre récit, était conçue en ces termes: