—Attendez au moins que je sois mort, reprit-il, tandis que ses yeux s’animaient de plus en plus... laissez refroidir mon corps. Quand vous serez veuve, vous ferez ce que vous voudrez... vous serez libre... et alors même, je vous le défends... je veux que vous portiez mon deuil... surtout tâchez de pleurer...

... Clémence s’était avancée sur le balcon, appuyée sur la balustrade...
—Dessin de WEISZ, gravure de H. MANESSE

—Donnez-moi un coup de couteau... je saignerai du moins... dit-elle en se penchant vers lui et en arrachant sa robe pour se découvrir la poitrine.

Il lui saisit le bras, s’y cramponna de toutes ses forces pour se soulever jusqu’à elle, et lui dit, avec une voix dont la dureté s’était changée en une sorte de supplication:

—Clémence, ne me déshonorez pas en vous donnant à lui quand je serai mort... Je vous maudirais, si je croyais cela.

—Oh! ne me maudissez pas, s’écria-t-elle; vous me rendez folle. Ne savez-vous pas que je vais mourir?

—C’est qu’il y a des femmes qui ne voient pas le sang de leur mari... sur la main de leur amant. Il y a des exemples... mais je vous maudirais...