Je retrouvai là le rabbin Mardochée qui m’avait fidèlement attendu.

[89]Il y avait autant de neige sur ces parties du Grand Atlas à la fin de mars que deux mois auparavant, lorsque je les vis pour la première fois.

[90]Bulletin de la Société de Géographie, mars-avril 1871.

[91]Azaṛar veut dire « terrain labourable ».

[92]En traversant le Mezgîṭa, j’apprendrai que dans tout le pays de Dra le qanṭar (environ 45 kilogrammes) de dattes se paie 50 mitkals, alors que d’habitude il en vaut 8.


VIII.

DE TISINT AU DADES.

1o. — DE TISINT A TAZENAKHT.

Après de nouveaux mais vains efforts pour gagner le Dra en passant par Zgiḍ, je me décidai à y aller par une autre voie, celle de Tazenakht. La route de Zgiḍ, difficile en tous temps, était impraticable par suite de la famine qui sévissait dans la contrée ; je ne trouvai personne qui voulût se charger de m’y escorter. Obligé de passer par Tazenakht, où j’avais déjà fait un long séjour, je tins à prendre, pour y retourner, un chemin différent de celui que j’avais suivi cinq mois auparavant. Des trois routes qui existent entre Tisint et Tazenakht, j’avais pris à l’aller la plus orientale, celle du Tizi Agni ; je choisis cette fois la plus à l’ouest, celle du Tizi n Haroun.