Les marchés du Ternata sont : l’Arbạa Akhellouf, le Khemîs Beni Zouli, le Ḥad Astour, le Tenîn El Ạroumiat, le Djemạa Tisergat.
Il y a au Ternata 6 mellaḥs.
V. — Fezouata.
Au district du Ternata succède, immédiatement au-dessous de lui, celui du Fezouata, appelé aussi Tagmadart. Le Fezouata comprend les deux rives de l’Ouad Dra ; il est limité dans sa partie inférieure par le désert d’El Kheneg.
Voici les qçars dont il se compose, dans l’ordre où on les trouve en descendant le fleuve :
| RIVE GAUCHE : | ||
| Amzrou (debiḥa sur les Imsouffa). | 300 | fusils. |
| Qcîba Aït Aqqo (debiḥa sur les Imsouffa). | 20 | |
| Chareṭ (debiḥa sur les Imsouffa). | 150 | |
| Aït Kheddou (debiḥa sur les Imsouffa). | 40 | |
| Asrir Ignaouen (debiḥa sur les Aït Ạïssa ou Brahim). | 70 | |
| Qcîba Ilemsan (debiḥa sur les Ilemsan). | 50 | |
| Beni Ọtman (debiḥa sur les Imsouffa). | 30 | |
| Arla Oudrar (debiḥa sur les Imsouffa). | 500 | |
| Agrour (debiḥa sur les Imsouffa). | 50 | |
| Timtig (2 qçars habités par des cherifs (debiḥa sur lesImsouffa). | 80 | |
| Beni Khallouf (debiḥa sur les Ignaouen). | 150 | |
| Oulad Bou Ious (debiḥa sur les Aït Isfoul). | 100 | |
| Tamegrout Aït Ben Nacer (Zaouïa Sidi BenNacer ; le chef de la famille et de la zaouïa est aujourd’huiSidi Moḥammed ou Bou Bekr). | 1000 | |
| Sefalat (pas de debiḥa sur les Berâber. Les Sefalat sont desRoḥa indépendants). | 800 | |
| Qçâbi Izligen (debiḥa sur les Izligen). | 100 | |
| RIVE DROITE : | ||
| Oulad Brahim (debiḥa sur les Aït Isfoul). | 300 | fusils. |
| El Megarba (debiḥa sur les Izakenniouen). | 80 | |
| Agni (debiḥasur les Ignaouen). | 60 | |
| Tazrout (debiḥa sur les Aït b ou Iknifen). | 100 | |
| Tinfou (debiḥa sur les Izligen). | 100 | |
| Zaouïa Sidi Bou Nou. | 100 | |
| Distances : | d’Amzrou à Tamegrout comme de Tamnougalt à Tesaouant. |
| De Timtig à Tamegrout comme de Tamnougalt à Iouriken. | |
| De Tamegrout à Qçâbi Izligen comme de Tamnougalt à Tesaouant. | |
| Oulad Brahim est à hauteur de Tamegrout. |
On voit qu’entre Amzrou et Tamegrout il n’y a point de qçar sur la rive droite. Cependant les deux bords et une partie du lit du fleuve ne cessent sur cette étendue d’être couverts de palmiers.
Au Fezouata appartient encore le qçar d’Asrir Ilemsan, situé sur le territoire du Ternata.
Fezouata ou Tagmadart est, comme Ternata, le nom d’une région et non celui d’une tribu. Ici non plus, ni assemblée ni chikh ne gouverne tout le district. Chaque localité vit isolée et s’administre à sa guise. Les qçars appartiennent à leurs habitants, qui sont des Draoua : chacun est indépendant des autres, et a, séparément, sa debiḥa sur une fraction des Berâber. De même que les Draoua du nord sont soumis qui aux Aït Seddrât, qui aux Oulad Iaḥia, qui aux Roḥa, ceux du Fezouata et des districts situés au sud du Fezouata, c’est-à-dire du Qtaoua et d’El Mḥamid, sont soumis aux Berâber. Cette sujétion diffère, par ses conditions, de celle du nord. Là, les Draoua, enveloppés dans une population étrangère souvent plus nombreuse qu’eux, partout mélangés avec elle, n’ont aucune part à l’administration et ne sont comptés pour rien. A partir d’ici, ils sont les seuls habitants fixes ; mais, comme les qçars de Tatta, et bien plus qu’eux, ils sont obligés, pour être à l’abri de la puissante tribu nomade qui les entoure, d’avoir chacun leur debiḥa sur une de ses fractions. En raison de la faiblesse des Draoua et de la puissance de leurs voisins, les Aït Atta (l’un des deux grands groupes des Berâber), les charges du vasselage sont lourdes pour les trois districts du bas Dra. Nous avons indiqué plus haut sur quelle fraction des Aït Atta chaque qçar du Fezouata a sa debiḥa.