Les 12 fractions sont :
Ida ou Gerṭ, Ikenafen, Ida ou Isaṛen, Ida ou Gelloul, Ida ou Tromma, Aït Ạmer, Ida ou Ạïssi, Ida ou Zenzen, Ida ou Khelf, Ida ou Bou Zia, Ida ou Mada.....[118].
Les quatre premières sont les plus importantes.
Les Ḥaḥa sont serviteurs de plusieurs marabouts : ils paient des redevances aux Geraga et à Sidi Ạbd Allah d Aït Iaḥia : nous avons dit que celui-ci était originaire d’Ez Zaouïa, à Tisint. Quant aux Geraga, c’est une célèbre famille de religieux, originaire du Chiadma, où elle a encore sa principale zaouïa, entre Mogador et Safi.
La tribu des Ḥaḥa est sédentaire ; elle parle le tamaziṛt, mais l’arabe y est assez répandu[119].
Pas de Juifs chez les Ḥaḥa en dehors des deux villes qui sont sur leur territoire sans appartenir à leur tribu, Mogador et Agadir Iṛir.
District de Tidsi.
Le district de Tidsi se compose de 3 grands villages : Tidsi (300 fusils), El Qaçba (200 fusils), Oumsedikht (700 fusils) ; ils sont à peu de distance les uns des autres. Le Tidsi est gouverné par un seul chikh, en même temps marabout ; il s’appelle Sidi El Ḥanafi. Le Tidsi reconnaît le sultan, mais n’est point administré par lui : les mkhaznis n’y entrent point, et il n’y a ni qaïd ni ạamel nommé par Moulei El Ḥasen ; mais le chikh héréditaire, tout en ne tenant son autorité que de son sang et de la volonté de ses concitoyens, reconnaît le sultan et va chaque année apporter un tribut à Taroudant.
Pas de Juifs. Un marché, d’une grande importance, le Khemîs Tidsi, se tenant dans le village de Tidsi. Ce village est quelquefois appelé Ez Zaouïa parce que c’est là qu’est la zaouïa, résidence du chikh. Terrain fertile : blé, orge, maïs, lentilles, olives. Pas de rivière ; le pays est arrosé par des sources. Il est en plaine, au pied du versant septentrional du Petit Atlas. Les gens du Tidsi sont Chellaḥa et parlent le tamaziṛt.
| Distances : | du Tidsi à Taroudant comme d’Aqqa Igiren à Trit. |
| du Tidsi à Afikourahen comme d’Aqqa Igiren à Tatta. |