| Distances : | de Ti n Iourkan à Qcîbat Ilemsan comme de Taourirt à Foum el Qous. |
| de Ti n Iourkan à Tiilit comme de Taourirt à Aït Iidir (Dâdes). | |
| de Ti n Iourkan à Taourirt comme de Taourirt à Imiṭeṛ. |
Irerman Azdar. — Elle est formée de 4 tiṛremts et habitée, comme Ti n Iourkan, par des Aït Atta de diverses fractions. Des sources l’alimentent.
| Distances : | d’Iṛerman Azdaṛ à Ti n Iourkan comme 2 fois de Taourirt à Asfalou. |
| d’Iṛerman Azdaṛ à Taourirt comme de Taourirt à Imiṭeṛ. | |
| d’Iṛerman Azdaṛ à Qcîbat Ilemsan comme de Taourirt à Foum el Qous. |
Point de dattiers dans le Saṛro ; à tous les qçars que nous venons de citer, il y a pour toute verdure quelques cultures de céréales et de maigres jardins, comme à Imiṭeṛ.
Pas de marché, ni de Juifs.
3o. — BERABER.
Les Berâber, dont le nom est si célèbre, sont une grande tribu, la plus puissante du Maroc. Elle couvre de ses tentes le vaste quadrilatère compris entre l’Ouad Ziz, l’Ouad Dâdes et l’Ouad Dra, possède une foule de qçars sur ces trois cours d’eau et, dépassant ces limites, s’étend au nord sur des portions du versant septentrional du Grand Atlas. Au sud, aucune tribu ne la borne : ses campements s’avancent jusqu’au seuil du Grand Désert, ses ṛezous, terreur du Sahara, le parcourent jusqu’au Soudan. Comme les Ida ou Blal, les Berâber font métier d’escorter et de piller les caravanes sur la route de Timbouktou. A l’est et à l’ouest, ils débordent en quelques points au delà des fleuves qui leur servent de frontières naturelles, et s’étendent au nord-est sur le haut cours du Gir, au sud-ouest jusqu’aux Ida ou Blal.
Les Berâber sont Imaziṛen et ne parlent que le tamaziṛt. Un certain nombre sont sédentaires ; la plupart, de beaucoup, sont nomades. Ils se divisent en deux grandes branches, les Aït Atta et les Aït Iafelman ; chacune d’elles se subdivise elle-même en de nombreuses fractions. En temps ordinaire, ces fractions se gouvernent isolément, tout petit groupe, tout qçar ayant son chikh el ạam, magistrat élu, se renouvelant chaque année, possesseur d’une autorité fort limitée. En cas d’affaire grave, on se concerte, soit dans les différentes parties d’une fraction, soit plusieurs fractions ensemble, soit tout un groupe, soit la totalité des Berâber : alors on s’assemble partout, on nomme des députés qui se réunissent en djemaạa générale, délibèrent et décident. En 1882, l’assemblée générale des Berâber s’est, dit-on, réunie ; elle était composée de délégués de toutes les fractions et formait un total de près de 1000 personnes. Ce fait a lieu rarement, car presque toujours la discorde règne parmi les Berâber : lors de mon passage, Aït Atta et Aït Iafelman étaient en hostilités, et les Aït Atta étaient divisés entre eux. En cas de guerre générale, les Berâber élisent un chikh unique dont l’autorité est illimitée ; dans les guerres particulières, chaque parti agit de même.
Voici la décomposition des Berâber :
| Aït b ou Iknifen (Dra, Oussikis, Tazarin,désert) | 1500 | fusils. | |||||||||||
| Aït Zemroui | Ilemsan (Ternata, Dâdes,désert) | 300 | |||||||||||
| Ignaouen (Qtaoua, Dâdes,désert) | 500 | ||||||||||||
| Aït Ạïssa ou Brahim (auxquelsappartiennent les Izknasen) (Fezouata, Dâdes, désert) | 500 | ||||||||||||
| Aït Ouniṛ (Dra, Dâdes,désert) | 800 | ||||||||||||
| Aït Isfoul (Fezouata, Dâdes,désert) | 1000 | ||||||||||||
| Aït Atta | Aït Bou Daoud (Qtaoua, Dâdes,Tazarin, désert) | 500 | |||||||||||
| Aït Khelifa (Igli, Oul Touroug,au-dessous du Ferkla) | 150 | ||||||||||||
| Ouchchan (aux environs duTafilelt) | 200 | ||||||||||||
| Aït Ḥachchou | Aït El Fersi (au-dessous duTodṛa) | 30 | |||||||||||
| Aït Ounbegi (ils portent aussi lenom d’Aït Khebbach (ou Khebbas) (Dra, Reṭeb, désert) | 2000 | ||||||||||||
| Aït Iạzza (qçar au sud du Todṛa,désert) | 1500 | ||||||||||||
| Aït ou Allal (desquels fontpartie les Aït Ạlouan, les Aït b Oulman, les Imsouffa) | 2000 | ||||||||||||
| Izligen (Qtaoua) | 80 | ||||||||||||
| Berâber | Aït Brahim | Les Aït Ḥediddoun’ont pas d’autres qçars que ceux qui ont été mentionnés plushaut ; très grand nombre de tentes ; 3000 fantassins et600 chevaux. | |||||||||||
| Aït Ḥediddou | Aït Ạmer | ||||||||||||
| Aït Iạzza | |||||||||||||
| Aït Iaḥia (ils ne possèdent commeqçars que ceux qui ont été mentionnés plus haut, mais ont un trèsgrand nombre de tentes. Ils s’étendent jusqu’aux Aït Seri et jusqueprès des Ichqern, sur les pentes nord de l’Atlas. Leur territoireest tout entier en montagne. 4000 fantassins et 40 chevaux). | |||||||||||||
| Aït Mḥammed | Les Aït Melṛadhabitent le haut cours de l’Ouad Dâdes, tout l’Ouad Ṛeris, lesdéserts montagneux avoisinant cette rivière et le Ferkla ;leur limite sud est presque partout le talus de roche rose qu’onvoit d’Imiṭeṛ au Todṛa et de là au Ṛeris. Les Aït Melṛad sont trèsnombreux. | ||||||||||||
| Aït Melṛad | Aït Ạmer ou Mançour | ||||||||||||
| Aït Iafelman | Aït Ioub | ||||||||||||
| Aït Mesri | |||||||||||||
| Irbiben | |||||||||||||
| Aït Ạli ou Brahim (campant versTounfid). | |||||||||||||
| Aït Izdeg (ils possèdent en qçarsceux qui ont été mentionnés et ceux qui le seront plus bas dans lesbassins du Gir et de la Mlouïa ; de plus, ils ont un trèsgrand nombre de tentes. 3000 fantassins et 500 chevaux). | |||||||||||||
| Aït Ạïssa bou Ḥamar (résidant surl’Ouad Gir et dans ses environs ; qçars et tentes ; 2000fantassins et 200 chevaux). | |||||||||||||
| Aït Kratikhsen (habitant vers leFerkla et vers Asif Melloul). | |||||||||||||
| Aït Ạïach (ils ont des qçars surl’Ouad Aït Ạïach et des tentes auprès de cette rivière, de l’OuadOuṭat Aït Izdeg et de la Mlouïa. Ils sont limitrophes des BeniMgild. 800 fantassins et 40 chevaux). | |||||||||||||