4o. — ITINÉRAIRES.

I. — DU TADEROUCHT AU ZIZ. — Il existe un chemin menant du Taderoucht au district du Ziz. Du Taderoucht on gagne El Haroun (qçar isolé, sans palmiers, appartenant aux Aït Melṛad ; 30 fusils). D’El Haroun on passe à El Bordj (qçar isolé, sans palmiers, appartenant aux Aït Melṛad ; 20 fusils). D’El Bordj on va à Zaouïa Sidi Bou Qil, dans le district du Ziz. Entre ces divers points, la région qu’on traverse est montagneuse et déserte.

Distances :du Taderoucht à El Haroun comme de Mellaḥ Tiallalin à Aït Ọtman.
d’El Haroun à El Bordj comme de Mellaḥ Tiallalin à Aït Ọtman.
d’El Bordj à Zaouïa S. Bou Qil comme de Mellaḥ Tiallalin à Tamerrakecht.

II. — DU TODRA AU DRA PAR LE TAZARIN. — Il y a 5 jours de route. Voici l’itinéraire qu’on suit :

1er jour. — Du Todṛa au Saṛro. On fait gîte dans un des qçars du Saṛro, Ti n Iourkan ou Iṛerman Azdaṛ, par exemple. On a marché jusque-là dans le désert.

2e jour. — Du qçar où l’on a passé la nuit à Foum Aserts. On donne ce nom à un kheneg désert où campent en hiver des Aït Atta. Une rivière le traverse ; elle a habituellement de l’eau dans son lit ; aucun lieu habité n’est sur son cours. Ce second jour encore, on marche sans cesse dans le désert.

3e jour. — De Foum Aserts au Tazarin. Chemin désert toute la journée.

Le Tazarin est une longue oasis, plus grande et plus peuplée que le Todṛa, mais lui ressemblant d’ailleurs de tout point : une double chaîne de qçars s’échelonne sur les deux bords d’une rivière, au milieu d’un ruban de palmiers. Une partie des localités du Tazarin appartient à des Chellaḥa indépendants, l’autre à des Aït Atta de diverses fractions, Aït Bou Daoud, Aït ou Allal, Aït b ou Iknifen.

Les principaux qçars du Tazarin sont, en descendant l’ouad : Ikhf n Oṛri, Aït Sạïd, Qcîba Aït Bou Daoud, Qcîba Ignaouen, Aït Abbarioul, Tamda, Aït Sidi Msạd, Aït Gennoun, Ida Khennioun.

Langue tamaziṛt.