Ạli El Ḥamar, gouvernant les Ạtamna.
Mḥammed bel Ḥadj El Korradi, gouvernant les Oulad Sedira et les Mezarcha.
Chikh Ṭîb El Ḥafi, gouvernant les Zergan et les Oulad Mesạoud.
Mḥammed ould Qaddour ben Djilali, gouvernant les Oulad Ḥammou ou Mousa.
Deux marchés, le khemîs et le ḥad de Gersif. Point de mellaḥ ; des Israélites de Debdou viennent, sans emmener leur famille, passer une partie de l’année dans la tribu pour trafiquer.
HALLAF. — Tribu nomade, de race et de langue arabe. Elle se divise en deux groupes : les Ahel Refoula et les Ḥallaf proprement dits. Les premiers ont une qaçba sur la Mlouïa, Refoula, et habitent à l’entour sous la tente. Ils forment environ 100 fusils.
Les seconds, qu’on désigne seuls lorsqu’on prononce le nom de Ḥallaf, occupent les deux rives de la Mlouïa entre les Houara et les Beni Oukil : là sont toutes leurs cultures et leurs tentes ; leurs troupeaux paissent dans les plaines voisines. Ils ne possèdent aucune construction. Cette tribu peut lever 400 fantassins et 100 chevaux. Elle se décompose en 6 fractions, savoir :
Oulad Reḥou, Medafra, Oulad Sidi Mḥammed bel Ḥoseïn (cherifs), Oulad Mahdi, El Arbạ, Oulad Selîman.
Les Ahel Refoula et les Ḥallaf proprement dits forment toute la tribu des Ḥallaf. Toutefois les Kerarma (tribu de l’Ouad Za) sont considérés comme frères des Ḥallaf et comme Ḥallaf d’origine ; en cas de guerre, ils leur sont toujours alliés.
Les Ḥallaf, ceux de Refoula comme les autres, sont soumis au sultan. Ils n’ont point de qaïd particulier. Tous dépendent du qaïd des Kerarma.