Les tribus du sud sont :

Aït Tseṛrouchen, Beni Gil, Oulad Sidi Ạli Bou Chnafa, Oulad Sidi Mḥammed ben Ḥamed.

Celles du nord sont :

Beni Matar, Mhaïa, Chedjạ.

Les deux dernières n’y sont qu’une partie de l’année et n’y ont qu’une portion de leurs tentes ; elles vont et viennent, se partageant entre le Ḍahra et l’Angad.

Ces sept tribus, les unes imaziṛen, les autres arabes, sont toutes nomades. Celles du sud sont indépendantes, celles du nord sont soumises au sultan.

Les Beni Matar forment une très petite tribu : ils ne comptent que 150 fusils. Ils sont nomades, mais possèdent, de moitié avec les Mhaïa, un qçar où ils serrent leurs grains, Qaçba Ras el Ạïn Beni Matar (Ouad Za). Ils sont soumis au sultan et dépendent du qaïd des Mhaïa.

Les Beni Matar parlent l’arabe. Point de Juifs chez eux.

Le Ḍahra est sillonné par plusieurs rivières ; mais ces rivières ne coulent jamais ; elles n’ont que des ṛedirs qui se remplissent à la saison des pluies.

Il existe quelques qçars dans la région méridionale de ce désert, auprès des dernières pentes du Grand Atlas et vers les sources des affluents du Gir. Mais ils sont peu nombreux. Ce sont, soit des zaouïas, soit des dépôts de grains appartenant à des tribus nomades du Ḍahra. Les plus connus sont Talsit, Anoual, et surtout Ạïn Chạïr.