[62]Le ḥesou est connu en Algérie sous le nom de medechcha.
[63]Les dattes se conservent dans de grandes jarres de terre d’environ 1m20 de hauteur : les couches supérieures, pesant sur les autres, les écrasent peu à peu ; il s’en exprime un jus très sucré, de la couleur et de la consistance du miel ; on le recueille en pratiquant au bas du récipient une petite ouverture par laquelle il s’échappe. C’est ce qu’on appelle le miel de dattes.
[64]Ce thé est du thé vert apporté d’Angleterre. Dans les ports et dans les grandes villes du Maroc, il se vend environ 5 francs le kilogramme ; la valeur en augmente à mesure qu’on s’éloigne des centres ; elle est de 20 à 30 francs le kilogramme à Tisint. On prend le thé très faible, avec beaucoup d’eau, énormément de sucre, et en y ajoutant de la menthe ou d’autres plantes aromatiques pour en relever le parfum.
[65]La seule différence de nourriture qui existe entre les Musulmans du sud du Bani et ceux des massifs du Grand et du Petit Atlas est que, dans ces dernières contrées, la datte cesse de faire partie de l’alimentation, et que le lait, le beurre et le miel y entrent pour une part plus ou moins grande, suivant les lieux.
[66]Les qaḍis de cette région sont les suivants. A Tisint : Ḥadj Ḥamed à Ez Zaouïa, S. Mḥind Ạbd el Kebir à Aït ou Iran, S. El Ạdnani à Agadir. A Trit, Ould S. Ṭîb. A Qaçba el Djouạ, S. Ḥamed Abou Zeïz. A Tatta : S. Ḥamed, S. El Ḥanafi, S. El Madani à Aït Ḥaseïn, S. Moḥammed d Aït Ouzeggar à Adis. A Mrimima, S. Ạbd Allah. A Tamessoult, S. Ạbd er Raḥman. Pour la tribu des Ida ou Blal, deux qaḍis, Tajakant l’un et l’autre ; ce sont deux frères : S. Mouloud, résidant à Tatta, et S. Aḥmed Digna, habitant d’ordinaire Tindouf.
[67]Voir : Caussin de Perceval. Essai sur l’histoire des Arabes avant l’islamisme, pendant l’époque de Mahomet et jusqu’à la réduction de toutes les tribus sous la loi musulmane.
[68]Mezrag signifie « lance ». Dans les tribus unies et compactes, celui qui a donné son ạnaïa n’accompagne pas lui-même ; il fait conduire par un enfant, ou se contente de remettre au protégé un objet connu comme sien, dont la présence prouve qu’on est sous sa sauvegarde. Autrefois on donnait sa lance à celui à qui on accordait son ạnaïa. Les deux mots sont ainsi devenus synonymes.
[69]Nous exprimerons la plupart du temps les rapports résultant de l’acte de la debiḥa soit par les mots de vassal et de suzerain, soit par ceux de client et de patron ; nous emploierons aussi quelquefois le mot de tributaire.
[70]Souvent c’est la tribu vassale qui lèse les suzerains. Ceux-ci s’empressent de réclamer. Les choses se passent toujours de même manière ; on ne cède qu’à la crainte.
[71]On l’appelle aussi parfois, par abréviation, Ouad Targant.