«Je crois que oui, Trot.

— Et votre première impression se confirme-t-elle?

— Je crois que oui, Trot.»

Elle me regardait en face, avec une sorte de doute, de compassion, et de défiance d'elle-même, en voyant que je m'étudiais de mon mieux à lui montrer un visage d'une gaieté parfaite.

«Et ce qui est bien plus fort, Trot, … dit ma tante.

— Eh bien!

— C'est que je crois qu'Agnès va se marier.

— Que Dieu la bénisse! lui dis-je gaiement.

— Oui, que Dieu la bénisse! dit ma tante, et son mari aussi!»

Je me joignis à ce voeu, en lui disant adieu, et, descendant rapidement l'escalier, je me mis en selle et je partis. «Raison de plus, me dis-je en moi-même, pour hâter l'explication.»