Après un moment de silence, l'étranger ajouta:
«Quant à moi, j'aime à agir à ma guise, à me coucher lorsque cela me convient, à me lever quand il m'en prend la fantaisie, à rentrer, à sortir selon mon idée, à ne pas subir de questions, à n'être point entouré d'espions. À cet égard, les domestiques sont le diable. Il n'y a qu'une servante, ici?
— Oui, et une toute petite, dit Richard.
— Une toute petite! Très-bien; la maison me conviendra; n'est-ce pas?
— Oui.
— Ce sont des requins, je suppose?»
Dick fit un signe d'assentiment et acheva de vider son verre.
«Instruisez-les de mon caractère, dit l'étranger en se levant. S'ils m'ennuient, ils perdront un bon locataire Qu'ils me connaissent sons ce rapport, ils en sauront assez. S'ils veulent en savoir davantage, ce sera me donner congé. Il vaut mieux s'être bien entendus d'abord sur ce sujet. Bonjour.
— Je vous demande pardon, dit Richard s'arrêtant au moment où le locataire se disposait à ouvrir la porte. «Quand celui qui t'adore n'a laissé que son nom…»
— Que diable voulez-vous?