Peur ou plaisir ?… Le nez d’Ardessy palpitait. Une pâleur rendait son visage plus blême. Du ton d’un enfant pris en faute, ou comme s’il défaillait sous l’approche d’une jouissance trop violente, à la fois crainte et désirée, il murmura, la voix changée :

— Técla !…

— Oui… Eh bien ! Técla va vous châtier, être abject ! Técla est jalouse ! Vous entendez, vicieuse ordure ?… Jalouse !…

Elle courait à une panoplie de chasse, y cueillait une cravache et, la faisant siffler, revenait au lit. La voix menaçante, le regard dur, elle ordonna :

— Allons ! Chien !… Découvre-toi que je te rosse !

Enfoui dans les oreillers, sans bouger, il suppliait :

— Técla !…

Alors, elle s’approcha, rejeta violemment les couvertures et, découvrant la nudité velue de l’homme, d’un geste impitoyable, elle frappa, zébrant les fesses de larges rayures, criblant le dos, fustigeant les jambes, le fouaillant jusqu’à ce qu’un hurlement de plaisir succédât aux gémissements qu’il étouffait d’abord…

Il roulait à terre. Puis, d’un bond félin, se relevant, il sautait à la gorge haletante de la femme et lui arrachant la cravache, il la renversait, à son tour, sur le lit, en criant d’une bouche où bavait l’écume :

— C’est à toi, maintenant, mon délice !… C’est à toi !… A toi !…